De Ralph Lauren à Louis Vuitton, comment les marques de luxe structurent leurs usages de l’IA
L’intelligence artificielle n’est plus un sujet prospectif pour les grandes enseignes de mode et de distribution. Elle est désormais un levier stratégique structurant, au cœur des réflexions des groupes internationaux. Le salon annuel de la National Retail Federation (NRF), qui s’est tenu cette semaine à New York, a confirmé une tendance lourde : du luxe à la grande distribution, les marques cherchent à intégrer l’IA sans altérer leur identité, leur créativité ni leur relation client.
Ralph Lauren, Louis Vuitton, LVMH, Walmart ou encore Google ont profité de l’événement pour dévoiler leurs visions, leurs partenariats et leurs expérimentations concrètes.
Ralph Lauren : du storytelling digital à l’assistant IA
Ralph Lauren revendique une position pionnière dans le commerce digital du luxe. Dès la fin des années 1990, la marque avait été l’une des premières à vendre en ligne, avec une ambition claire : transposer l’atmosphère de son magasin phare de Manhattan dans l’univers numérique.
David Lauren, directeur de la marque et de l’innovation, est revenu à la NRF sur ce défi initial : comment recréer en ligne la richesse esthétique du manoir de la 72e rue, son acajou, ses lustres et son imaginaire, sans se limiter à une simple vitrine produit. Cette approche fondée sur le storytelling a permis à Ralph Lauren de démontrer que des clients aisés étaient prêts à acheter des pièces haut de gamme sur Internet, bien avant que cela ne devienne la norme.
Aujourd’hui, cette logique se prolonge avec l’IA. En septembre, la marque a lancé « Ask Ralph », un assistant d’achat intégré à son application. Cet outil propose des suggestions de looks complets, personnalisés selon les demandes de l’utilisateur. L’objectif n’est pas seulement de recommander des produits, mais de recréer une expérience immersive, fidèle à l’ADN de la marque.
Selon Matt Shay, PDG de la NRF, l’assistant donne réellement le sentiment « d’entrer dans le manoir Ralph Lauren », preuve que l’IA peut renforcer l’expérience émotionnelle lorsqu’elle est pensée comme un prolongement du récit de marque.
LVMH et Louis Vuitton : une IA invisible mais structurante
Du côté de LVMH, l’approche est plus prudente, mais tout aussi stratégique. Le groupe, qui fédère 75 marques de luxe, a présenté une vision fondée sur une « conciergerie numérique ». L’IA y est utilisée pour personnaliser et enrichir l’expérience client, sans jamais se substituer à la créativité ni devenir visible pour le consommateur final.
Gonzague de Pirey, directeur omnicanal et data du groupe, a insisté sur un point clé : l’IA comporte un risque réel d’uniformisation créative si elle est mal utilisée. Pour LVMH, elle doit rester un outil au service des maisons, et non un moteur qui impose des standards.
Chez Louis Vuitton, l’IA est déjà mobilisée pour accélérer certaines phases exploratoires de la création. Elle permet notamment de tester des variations de couleurs, de matières ou de combinaisons visuelles, offrant aux équipes créatives un espace d’expérimentation élargi. Comme l’explique Soumia Hadjali, vice-présidente senior globale client et digital, l’IA n’a pas vocation à remplacer la créativité humaine, mais à l’amplifier.
Retail, IA et nouveaux parcours d’achat
La NRF a également mis en lumière l’évolution rapide des parcours d’achat. Walmart et Google ont annoncé un partenariat visant à intégrer les produits de Walmart et Sam’s Club directement dans Gemini, l’écosystème d’assistants IA de Google.
Concrètement, lorsqu’un utilisateur demandera des conseils via Gemini, les recommandations pourront inclure des produits disponibles chez Walmart, en magasin ou en ligne. Cette initiative illustre une transformation profonde du e-commerce : la recherche, la recommandation et l’achat tendent à se déplacer vers des environnements IA conversationnels.
Google travaille par ailleurs avec plusieurs acteurs, dont Walmart et Wayfair, sur un protocole de commerce universel. Cette norme ouverte vise à faciliter des interactions sécurisées entre agents IA et plateformes de vente, tout en garantissant que les marques restent maîtresses de l’expérience client et du paiement.
Une IA qui redéfinit le rôle de l’image
Dans l’ensemble de ces stratégies, un point commun émerge : l’importance centrale de l’image. Qu’il s’agisse d’un assistant de style, d’une conciergerie numérique ou d’un agent IA de recommandation, la qualité des visuels conditionne l’efficacité de l’expérience.
Dans un contexte où les interfaces se fragmentent et où les marques sont appelées à exister au-delà de leurs propres sites et applications, les images doivent être cohérentes, adaptables et immédiatement lisibles. C’est un enjeu particulièrement fort pour la mode et le luxe, où l’esthétique fait partie intégrante de la valeur perçue.
Artcare : penser l’IA visuelle comme un actif stratégique
En tant qu’agence studio R&D IA spécialisée dans la mode et le luxe, Artcare s’inscrit pleinement dans cette évolution. Les usages de l’IA présentés à la NRF confirment une tendance de fond : les marques ont besoin d’images conçues pour fonctionner dans des environnements IA, qu’il s’agisse d’assistants conversationnels, de e-commerce avancé ou de nouvelles interfaces numériques.
Les mannequins virtuels 100 % IA développés par Artcare répondent précisément à ces enjeux. Ils permettent de produire des visuels premium, cohérents avec l’identité de marque, tout en offrant une grande flexibilité de déclinaison. Dans un monde où l’IA devient un intermédiaire entre la marque et le client, maîtriser la représentation visuelle générée par IA devient un avantage compétitif majeur.
Une transformation progressive mais irréversible
Le salon de la NRF montre que l’IA n’est plus un simple outil d’optimisation opérationnelle. Elle devient un langage commun entre technologie, création et commerce. Ralph Lauren l’utilise pour prolonger son storytelling, Louis Vuitton pour accélérer l’exploration créative, et les géants du retail pour repenser les parcours d’achat.
Pour les marques de mode et de luxe, l’enjeu n’est pas de savoir si elles doivent adopter l’IA, mais comment le faire sans diluer leur identité. Celles qui sauront intégrer ces technologies avec justesse, en respectant leurs codes et en maîtrisant leur image, définiront les standards du commerce de demain.
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